In memoriam T5750 & GT 8600M

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Mardi 2 octobre 2018

Qu’est-ce que c’est triste un traitement de texte. Enfin certains plus que d’autres… En l’occurrence, j’œuvre en ce moment sur une tablette. Ça m’a bien dépanné pendant quelques années. J’en atteins les limites (les miennes, peut-être ?) De toute façon, je n’avais strictement aucune intention d’évoquer le sujet. Depuis quelques années c’est flagrant (mais je pense que c’était déjà le cas avant sans que je ne m’en aperçoive), dès que je suis contrarié, il faut que je pense technologie, matériel, geekeries. Actuellement, ma vie connais un bouleversement sans précédent, c’est pour ça que j’ai besoin d’acheter un ordinateur portable. Accessoirement, et ce n’est vraiment pas de chance, mon ordinateur portable est en train de lâcher. C’est tragique et ce n’était pas le moment. Il faut trouver de l’argent, je suis allé au bout de mes dépenses. Je sens que je vais mourir si je ne fais pas cet investissement. Si je le fais aussi.

J’oserais dire, pour toutes ces raisons, que ce jour est un danger. Un truc écrase littéralement et je ne crois pas que ce ne soit que le placard.

J’en profite, au passage pour préciser que j’essaye de danser tant bien que mal sur un pied, mais il faut dire ce qui est, c’est drôlement difficile. Ce que j’aime avec l’idée de ce texte en court d’écrire est que je ne l’aime déjà pas parce qu’il évite tous les sujets compliqués. J’aime tourner autour du pot, c’est rassurant. Et j’aime l’idée associée que c’est cet évitement qui provoquera, au final, le dire. Mais je ne sais absolument pas quand. Seule certitude, j’ai un nouvel ordinateur portable à acheter et c’est ça qui occupe la partie visible de mon esprit.

Et c’est un prétexte formidable pour faire une digression, m’éloigner encore un peu plus du sujet. J’expose le problème : dois-je acheter une machine plus ancienne, moins fiable, mais un peu plus puissante ou une machine plus autonome, plus fiable, plus jolie, mais un peu moins puissante et surtout, plus chère ? L’autre chose à prendre en compte, est la possibilité de la glisser dans le sac. Il y a quelques minutes, j’ai eu envie de pleurer, mais je pense à mon futur ordinateur.

La bonne nouvelle, c’est que j’ai les moyens. La mauvaise, c’est que pas tant que ça. Ces quatre cent euros, je les garderais bien. Pour faire des économies, certes, mais aussi parce que la vieille machine fonctionne bien. Malheureusement, NVIDIA a vendu des cartes graphiques défaillantes il y a quelques années, et ça biaise la donne. C’est dommage. Le mal est un truc tout con, il suffit de fermer les yeux pour l’éviter. J’ai bien du passer, une semaine complète à tenter de trouver une solution (installation de plusieurs distributions Linux et 32 et 64 bits, blacklistage - ça se dit ? - des pilotes propriétaires et non propriétaires, installation de vieux noyaux, de noyaux encore en développement et plein d’autres trucs. Toujours la même chose.)

Cet ordinateur est revenu de loin En 2009 ou quelque chose comme ça, j’ai renversé du café dessus. Peut-être pas tout le bol , mais pas loin. J’ai seulement perdu un disque dur et des sauvegardes de Morrowind (c’est ça le pire). Quelques traces de mon boulot, mais pas grand chose. Aujourd’hui j’hésite même à bazarder l’ensemble de mes préparations de classe. J’ai fait très peu de sorties papier, il en faudrait de peu pour que ça retourne en Enfer. J’ai repris mon journal de Deuil, comme Barthes. Sauf que ce n’est pas ma mère que je pleure (mais je vous rassure, c’est tout aussi tragique).

J’aime beaucoup mettre une majuscule à Enfer. Pour partager une impression, c’est plutôt pas mal. Il faudrait aussi que je puisse parler de la thèse. Pas la place dans cet article. Mais je vais refondre totalement De fil mince et de Singe. Ça va m’inspirer de parler de la thèse. Pour ne jamais l’abandonner. Ça aussi, ce serait une nouvelle tragique. Il y en a bien assez, et j’ai moi-même bien assez répété le mot pour lui faire perdre un peu de sens, l’adoucir, lui donner une petite chance d’être une bactérie non-essentielle qui aide, appuie la digestion mais dont l’absence ne l’empêche pas.

Le point positif est que j’ai presque trouvé ce qu’il me faut. Le point négatif est que je n’aurai bientôt plus aucun prétexte pour éviter le ou les sujets qui fâchent (déterminer ça est absolument hors de portée pour l’instant). Je vais perdre le fil et être littéralement condamné à détourner le bruit.

Avez-vous compris que l’on m’a enfermé ? Aucune prise de distance par rapport au tragique dont je parlais il y a quelques lignes. C’est pour cette raison qu’il est important de le détourner.

Plutôt que de tourner autour du pot (finalement, je me lasse), parlons-en , du tragique. Vous saviez, que ça existait avant 1976 mais qu’il fallait une habilitation du ministère des affaires étrangères pour s’en procurer ? Dans ces années-là, on croisait beaucoup de communautés des pays de l’Est dans les pays de l’Est.C’est de la que ça vient. Si vous vous ennuyez un soir, dans votre salon car vos chaînes YouTube préférées ont conjointement décidé de reporter tous leurs travaux, sortez et rejoignez le bois le plus proche de chez vous. Et vous verrez. et surtout, vous entendrez, chanter comme des pleurs.Mais ça, ce ne sont qu les apparences. En réalité, il n’y a pas de larmes, mais des univers mentaux qui se tissent parmi les branches dans l’obscurité. Essayez de sauter, pour voir. Vous ne verrez rien. Et c’est normal, vous n’avez pas encore laissé découvrir vos jambes. ça n’a rien d’une licence poétique (de toute façon, je n’ai pas payé pour), mais d’une réalité. Pour voir le tragique il faut absolument que l’élan de la course s’annule, même si elle n’est pas terminée. SI tout va bien, vous verrez le tragique. Ne soyez pas trop dur avec lui. Souvent, il ne fait que passer.

Plusieurs fois dans une vie, on est confronté au tragique. La tragédie est continue, certes, mais il y a des moments de retournement où il prend tellement de place, il est tellement envahissant que tout ce qui orbite autour devient attendrissent et ce qui s’y oppose devient nerveusement triste.

Évidemment, ça ne vous avance pas beaucoup, vous en avez assez de tourner en rond, mais comprenez-moi. Il m’est impossible de dire tant que je n’aurai pas façonné le monde tout autour pour y placer la tragédie dont je veux parler. Or j’ai pour l’instant à peine abordé la définition du travail de définition de l’univers qui devra contenir la tragédie qui est encore hors de la tragédie. Vous comprenez pourquoi ce n’est pas simple ?

Le livre à venir a encore de beaux jours devant lui, mais il ne faudrait quand même pas qu’il prenne trop de mauvaises habitudes.

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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