Fils de voix et de singe - 05 - De l’ordre et des sous-pois

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Dimanche 18 février 2018

De l’ordre et des sous-pois

https://youtu.be/bihDfz0KYS4

Il y a du nouveau dans les ordres,
Un grain de désastre et une matrice lumineuse.

Je ne chante que pour les tunnels, ceux que les morts traversent d’une voix chevrotante et quadrillée. Aurait-il fallait que les pages se taisent pour que les démons cessent de respirer.

Parlons-en des démons, des vrais. J’en connais quelques uns dont le cœur ivre est une berceuse, dont les marges dans les cahiers sont une invitation au dédoublement de fond. Je ne garde dans mes tresses, qu’une infime paranoïa, un ventre dépoli.

Il y a peut-être comme ça des tas de victimes du bon sens, une foule d’aristocrates achevés, des bestioles idiotes qui vieillissent. Larges et douces sont les poignées de portes qui conduisent à l’enfer. Il faut avoir de grandes mains pour déloger les gonds. Et les gonds, j’en connais d’humbles et d’ineffables. Et de communs.

J’ouvre les ténèbres sur la cristallisation d’une mort inachevée. On appelle ça un mouvement perpétuel. Il y a des chevaliers au nom foudroyant qui jouent dans l’indécence et dansent nus dans la culotte du bon dieu.

Il faudrait peut-être maintenant que je me redresse, que j’écrase quelques noms, quelques mesures de claques. Il puis aussi qu’un arbre adoubé se mette en travers de mes rames pour assécher la fameuse quadrature désolée qui suffoque encore au début de mon propre. Les obsessions coulent d’elles même quand le déchaussés se gonfle de vin. Et des boutons sans manche lui poussent dans le col, on appelle ça l’aluminium du pauvre.

On raconte partout où les zombies s’avancent que l’eau lourde est une fable en deux temps. D’abord, la respiration se jette comme un bidon de sperme dans les rigoles d’un sanctuaire. Et quand s’épuisent les terres rases à force de danse autour du haut tronc noir, les lunes s’éteignent pour plonger ce qu’il reste du monde dans une fureur de glace.

Mais il y a pire, ce que les dragons m’enseignent. Le dévoreur frivole qui garde les matrices tubulaires suit les ordres traversés par les morts qui s’égrainent.

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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