Une phrase, des sols

Pour tout savoir de la proposition, ça se passe .

Le ciel est comme un univers qui s’inverse, qui s’en prend aux autres univers que Dieu justifie à travers sa mélancolie rampante, parce que les vers qui s’ennuient savent mieux que lui ce que l’on discerne tout en bas, sans myopie, même sans redondances, le plus heureux des hommes voyant sans détours ses os rebondir sur des petits de tas de tomette claire, sans nœuds et pas huilés parce que l’huile, dit-on, se propage, s’immisce dans les creux, ne surmonte pas les bosses ou alors parce qu’elle est affublée d’un faux sol, d’une limace vertueuse qui glisse sans fin et sans fond dans une taupinière vierge, là où le danger est une forme qui galope, quand les autres Dieux, ceux qui soulèvent des masses, plaquent des troncs, se mettent à genoux et pleurent des larmes qui arroseront l’été d’un semblant d’orgueil, s’il est possible d’avoir dans les yeux la lumière blanche et bleue qui s’injecte à partir des tourbillons de vent, des nauséeuses racines défroquées soulevant des grilles rouillées, saoulées au goudron et aux filtres de cigarettes tandis que le monde riant s’affaire sans sa propre grotte, refusant ça et là la pluie qu’on lui offre, préférant la neige et ses déboires poisseux, ses tombes qui murmurent et que l’on ne soigne pas, ses grands écrins frottant le pavé d’un détour du nez, où les odeurs proches se condensent, où les dérivés du grand bruit génétique s’échappent, se condensent où s’agglutinent dans une danse parfaite, déglinguée, demi-mesurée et damée, comme une trouille, un abattement, un coup de fusil dans le cœur, une méchante voix cabossée, un claquement de fouet, un plaquage au rugby, une chanson affolée, un arbre trop vieux ou un menteur libre qui délègue ses tremblements à la maturité fragile des hommes à terre qui nourrissent les légendes, car d’humain il n’y a que ce qui tombent et ceux qui tombent soutiennent les humains.
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