Journal Traverse - 47

Mardi 18 septembre 2018

Mercredi

  • La joie de l’enferment et de la joie danse en tournant.
  • Ce qui dans la tête s’appelle le nord se tord de rire.
  • Il n’y a pas que les passages qui sont fantômes, leurs dérivées aussi.
  • Les universaux ont les critères du carnage.
  • Parler de la mort est aussi indigeste que des frites cuites dans un bain de vinaigre.
  • Doit-on hésiter au sujet de l’effroyable retour du même ?
  • On ne peut pas suivre les hérésies dans l’ordre de leur désordre : il faut en reprendre le modèle et aller encore plus loin.
  • Des images de chair et de sans partout. C’est peut-être normal, après tout ?

Jeudi

  • Qui ouvre les cerveaux pour en extraire l’huile ?
  • Les armes blanches manquent trop de saveur pour avoir engendré dieu.
  • Si j’étais lui, je ne pourrais pas être moi et il me jalouserai comme il me jalouse déjà aujourd’hui.
  • Les liens sont indiscutables, c’est pour ça qu’il est plus simple d’en faire des pots.
  • Si être limpide s’absorbe dans la littérature, je suis un proton percé.
  • Malgré tout, j’ai une dette envers l’humanité. Je ne l’anéantirai pas (tout de suite.)
  • Les mouches écrivent avec leurs pattes.
  • Le creuset des aînés est encore plus grand vu de sa répétition.

Vendredi

  • JdD interrompu mais nécessaire. Possible à reprendre.
  • S’esquisse une fin du journal traverse, son devenir et ce qu’il va enfin permettre.
  • Tout ce qui s’est construit et achevé dans le journal traverse anime des fantômes.
  • Mais il n’est pas encore temps d’en faire le deuil, il en reste encore une dizaine à remuer.
  • Si glissement il y a, la terre devra se nourrir de bien autre chose que de soleil.
  • Ce qui est simple n’a pas d’avenir, c’est pour ça que dieu doit mourir, mais qu’il nous échappera toujours.
  • Les arbitres ne jouent pas dans la même cours, raison pour laquelle ils ne voient rien du jeu.
  • Il est crapuleux de ne pas admirer le désert, tant il porte de délires.

Samedi

  • Si les ordures que l’on jette sont si douloureuses, pourquoi les vénère-t-on encore ?
  • Les tendres prises où les couleurs des mots ont la peau sèche.
  • Le serpent dont on fait l’apologie erre sous les combles
  • L’hiver n’a de fin que sous des toits cyniques.
  • L’harmonie se dandine comme un crabe à mille carapaces.
  • Au porteur de savoir : n’avalez rien sans avoir loué vos yeux aux murs.
  • Je n’achète rien qui n’ait été déjà mangé.
  • L’humeur est une qualité intéressante.

Dimanche

  • Peut-on faire le deuil d’un texte ?
  • Le monstre qui se mord la queue n’en possède pas. Il est peut-être là, le piège.
  • Tout ce qui est moralement acceptable, l’ours le contrôle et l’amène à ses limites.
  • La où la mort n’a pas retenu Proust. Il faudrait peut-être construire à partir de ce point.
  • Le flottement entre le perçu et la métaphore nourrit le doute sur ce qu’on n’a pas le droit d’en dire.
  • Parler de la métaphore suffit-il à éviter le sujet ?
  • Que restera-t-il de la mort quand il n’y aura plus personne pour en parler ?
  • Que restera-t-il de mes questions quand je serai mort ?

Lundi

  • L’œil au ventre, je ne croyais pas si bien dire.
  • Le droit à l’incohérence est le droit des heures de la justice.
  • L’envers du décors n’est finalement pas si différent de l’endroit, les moustaches en moins.
  • Se demander quel type de violence résoudra le problème et se forcer à la faire taire.
  • L’attente est l’ennemie de la digestion.
  • Les phrases simples pincent les couleurs de tout ce qui coule.
  • Dans l’herbe où tombent les pommes, les soldats perdent beaucoup de sang.
  • J’aime explorer les voies magiques de l’insupportable.

Mardi

  • Aujourd’hui je devais me rappeler ce que j’ai appris au sujet des souris.
  • La durée des mots est celle de leur effectivité car ils résonnent.
  • Déjà se pose la question de l’adjectif : illustré ou annoté ? Et de prendre conscience que le cumul ne sera peut-être pas possible.
  • Le choix n’est jamais nécessaire. La place de la nécessité est un choix.
  • Les déserts recommencent à sonner dans des cages lancées.
  • On ne nomme pas ce qu’on est incapable de représenter visuellement.
  • Les révisions du jour ont la cohue facile.
  • L’été s’achève pour la deuxième fois. La troisième sera toujours la dernière, sauf s’il y en a une autre.

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