Samedi 30 novembre 2019

Écrire

Je ne prends pas assez le temps d’écrire dans ce journal, mais je l’aime. Je crois que parler du processus de création fait du bien, libère. Elle incite à une forme d’optimiste dans l’écriture et la création.

Il a commencé avec RIOT. Pour ceux qui n’ont pas particulièrement suivi, RIOT est un réseau social plutôt bien fichu qui permet de créer des "Villages", c’est à dire des communautés au sein desquelles chacun peut tenir son propre "Salon". Je ne sais pas si j’aurai le temps d’y être plus présent, mais l’expérience est positive.

Je suis ensuite venu ici... Et je n’ai finalement pas publié grand chose. Ça ne me traumatise pas plus que ça. Ça sort quand ça sort. J’aimerais juste réussi à être plus régulier. Mais assez étrange, mais j’ai l’impression qu’engager une écriture sur un blog implique nécessairement la longueur. Je ne sais pas si ça vous fait le même effet, mais bien souvent j’ai envie d’être bref, mais je ne le suis pas pour d’obscures raisons.

Je dois m’imposer des règles d’écriture. Un temps. Je n’ai jamais écrit autant que lorsque j’ai écrit peu. Pendant un an, j’ai écrit chaque jour entre 10 et 15 minutes. Pas plus. Ça a donné le journal traverse, qu’il me reste à éditer, d’ailleurs. Le résultat est certes très étrange, mis en vente il restera insignifiant. Mais je l’ai fait, j’ai mené un projet d’écriture jusqu’au bout. Et pourtant. 10 minutes. C’est infime. Mais suffisant pour faire œuvre. Après le journal traverse, j’ai écrit d’autres textes, plus dilués, qui ont fini par fondre d’eux-mêmes.

L’expérience d’écriture quotidienne aura été positive, mais que jusqu’à un certain point. En effet, elle est menacée par la fragmentation. Je ne compte plus les pensées interrompues, déclassées, annulées par la brièveté des séances d’écriture. Certes l’écriture par fragment a aussi ses points forts, mais ça demande une grande rigueur, la rigueur du projet, de la forme.

Pour le journal traverse, je suis même revenu au papier. J’y ai (re)trouvé quelque chose de très rassurant. Rien à voir avec un prétendu contact avec la matière. Non, c’est autre chose. Sûrement une histoire de visualisation. Ce que j’arrive moins à faire avec le numérique car il m’incite à trop me disperser (et je parle même pas d’aller errer sur facebook ou autre réseau social addictif). Un cahier vaut pour un projet et je n’en sors pas.

Et j’en reviens... du papier. Parce que j’avais oublié quelque chose d’absolument essentiel. Je suis musicien. J’ai besoin d’entendre physiquement les mots. Le support n’importe pas. Ce qui compte, c’est la voix. C’est elle qui écrit, pas ma main. Il y a un machin culturel ou je ne sais quoi qui cherche à anéantir la voix qui écrit. C’est absolument dramatique.

Alors je teste. Écrire avec musique, par exemple. J’écris ce texte en réécoutant le bouleversant concerto pour violon d’Alban Berg. Évidemment, ça porte sur l’écriture. Mais parfois aussi, je dicte lentement à mon téléphone. Reste à appréhender le rythme de la pensée...

Affaire à suivre !

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