12 - Fanfare, équitation, paternité

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Dimanche 10 février 2013

Critique littéraire tardive.

Un réveil en fanfare ne signifie pas forcément s’éclater les yeux à coups de photons, d’autant que ceux-ci ont certainement mieux à faire (appeler le garagiste pour sortir la voiture des copains du fossé, nettoyer les vitraux de l’église et toutes sortes de pénibles mais nécessaires travaux quotidiens). C’est pourtant ce qui est arrivé à un adolescent allemand de naissance âgé de 65 ans. On lui souhaitera bonne vie, bonne mort, ce qu’il veut, tant il est vraiment qu’il est aussi un caillou et une banane et qu’un caillou et une banane sont en règle générale bien moins effrayés par la mort que ma grand-mère du haut de ses 87 ans ou Paris Hilton découvrant avec horreur une ride sur le crâne chauve de son lévrier mécanique.

Il existe plusieurs manières d’achever un lévrier. Une balle dans la tête, des médicaments onéreux, une lapidation dans les règles à l’issue d’une commémoration inoubliable dans les vestiaires du club d’équitation avec des copains qui ne manquent jamais de finir sous la chaussure d’un individu imbibé d’alcool mais tout à fait inconscient de s’être laissé embarquer dans une soirée de lutins particulièrement débridés.

C’est, certes, un sujet d’envergure sur lequel nous reviendrons probablement dans une autre chronique, mais qui nous éloigne de la lumière.

Notre gourou, donc, a eu l’audace de traverser la mer pour aller s’installer dans une région réputée pluvieuse. C’est extrêmement courageux de sa part. On dit, mais il s’agit d’une rumeur dont j’assume pleinement la paternité, on dit, donc, qu’il aurait marché sous l’eau, faisant fi du manque d’oxygène, mais gonflé de sa confiance en sa qualité de molécule d’eau libérée de ses copines, encore trop éloignée de joies de la mécanique quantique, mais suffisamment libre pour aller chatouiller les parties anatomiques abandonnées à l’érosion naturelle depuis tant d’années au lieu d’aller s’égosiller dans la complétude (pour employer le même vocabulaire que sa traductrice) d’un presqu’autre que lui-même.

Bref, un roman aux allures de science-fiction mais auquel il manque la cohérence de celle-ci, porté par la justification bourrée de préjugés et d’idées reçues hasardeuses d’un œcuménisme (faut-il le regretter pour lui ?) chimérique.

Tout ça pour dire qu’un écran de fumée suffit à boucher les oreilles.

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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