8 - Œdipe, bible, ptéridospermes

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Dimanche 16 décembre 2012

Une fois n’est pas coutume, il faut être un peu sérieux, que diable. En abordant un sujet maintes fois ressassé partout où l’humanité couve une grave crise d’inconscience (et encore, elle a bien de la chance, l’humanité, de se voir accorder quelques jolis mots qui font sérieux car, si ça ne tenait qu’à moi, j’emploierais des mots comme "prout" ou "Copé"), nous avons tout à fait conscience, mon fantôme et moi, (vous noterez l’utilisation d’un mot plus long pour l’humanité que pour nous, preuve d’une profonde humilité alors que bon) d’entrer, les pieds liés, comme Œdipe, paf, dans le pot de chambre vicieux de la fin du monde du 21 décembre 2012. C’est pourquoi, parlons plutôt de celle de 2060, bien moins médiatisée celle-là, la première risquant d’éclipser légèrement la seconde.

Notre ami, le mathématicien Isaac Newton (1643-1727) prédit à partir de la Bible et du livre de Daniel (pas l’accordéoniste à lunettes, mais celui de l’ancien testament, on les confond toujours tant la notoriété du premier a eu tendance à s’effacer sous celle du second en cette ère de troubles rapport à la soupe froide des riches et à l’opulence des pauvres), prédit à partir du livre de Daniel, donc, les derniers jours de notre humanité quelque part en 2060, sans préciser la date, car le scientifique était parfois distrait. Après tout, il avait peu de chance de vivre jusque là. Mais on ne sait jamais.

En revanche, certains d’entre nous auront le bonheur de connaître deux fins du mondes. Je n’ai pas le souvenir d’avoir lu le témoignage de ptéridospermes ayant connu la fracturation de la Pangée d’il y a 200 millions d’années et l’événement qui mit fin au crétacé. C’est dire. Après l’hécatombe de vendredi, il faudra probablement compter sur une légère odeur de mort planant entre les cendres voletant dans le ciel comme des mésanges au regard amusé cherchant ça et là de jolies fleurs bleues pour décorer leurs paniers de noël.

Donc, amis dont les télomères vous laisseront un sursis jusqu’en 2060, nous vous souhaitons, ainsi que tous les cendrés, cramés, brûlés du 21, un joyeux noël 2012 et, par anticipation, une joyeuse fin du monde 2060.

Tout ça pour dire que les ruines de la pluie ont un goût de soleil poivré.

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Vos commentaires

  • Le 16 décembre 2012 à 12:43, par Ju En réponse à : 8 - Œdipe, bible, ptéridospermes

    Le sérieux de l’article ne peut qu’inspirer une joie délétère mélée de remors. Si le pain au chocolat n’avait pas été aux amendes, le poulet n’aurait pas été confondu avec une dinde, et les marrons n’auraient pas connu un sort si funeste.

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