3 - Pente, foie, haïkus

image diaspora* image facebookimage twitter

Lundi 15 octobre 2012

Quelques dizaines de cailloux semés à la volée un peu partout, ce n’est pas d’une redoutable efficacité pour retrouver son chemin mais c’est super efficace pour s’éparpiller. Toujours est-il que c’est parfois le cœur bourré d’enthousiasme qu’on s’attaque à la montagne, même avec une pente à 180 degrés. Mais, autant l’admettre, gravir une pente à 180 degré n’est pas une performance nécessairement accessible à n’importe qui, voire n’importe quoi, si l’on excepte les rats à ventouse mangeurs de foie dont j’ai rêvé la nuit dernière. J’en frissonne encore.

L’incommunicabilité, l’art de parler des langues différentes tout en se persuadant que c’est la même est quelque chose de véritablement terrifiant. Épuisant à chaque manifestation le potentiel d’empathie que chaque être humain possède ou devrait posséder, c’est un puits sans fond, un gouffre rempli de bêtes rampante et visqueuses cachées derrière chaque pierre du tunnel. Et même les yeux fermés, c’est une vague de lave traversant les paupières et prenant dans la mémoire, la place de quelques haïkus si fraîchement murmurés.

Sur la route, j’espère ne pas me brûler les doigts. Aujourd’hui, j’ai bien failli.

Tout ça pour dire que le chat sonne toujours deux fois avant d’aller tondre la pelouse.

Licence Creative Commons
De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Vos commentaires

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom