Humphrey sous la pluie (1)

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Parler D’humphrey est loin d’être un exercice purement philosophique. Il est toujours tentant de lui tailler un oreiller dans la semoule avant qu’il ne puisse ouvrir son usine à infamies, tant il est vrai qu’il n’a pas sa panoplie de Zorro dans la poche. Mais là n’est pas le problème.

C’est dans un trou de verdure où coule une rivière qu’il faut chercher l’origine des angoisses affriolantes qui nous dégivrent les synapses aujourd’hui. Ce matin là, alors que je méditais encore une fois sur les velléités de la Chine à vouloir à tout prix exporter du gruyère de la province du Jiangxi (sans trous, ils sont essentiellement importés par la Suisse, incapable de faire fonctionner les aspirateurs à trous que lui a vendu l’armée fromagère libre de Rhénanie (AFLR) l’année dernière. Notons au passage que les attaques au poil à gratter de l’AFLR visant les chantiers navals de Saint-Nazaire semblent avoir fonctionné puisque le grouvernement français, de sons plein gré, vient de lui céder officieusement l’Alsace et la Lorraine. Il était temps). Bref, je méditais, donc.

D’un pas furtif, sans même éveiller la vigilance de mes alliés à poils (inventaire de noisettes annuel oblige, sans carte où c’est qu’elles sont cachées les noisettes, ça prend vraiment la tête, surtout quand elle est petite). D’un pas furtif, donc (observez attentivement la subtile manipulation littéraire qui permet, grâce à de subtiles répétitions, d’explorer méticuleusement tous les méandres de la scène fabuleuse que je vous fais vivre), d’un pas furtif, re-donc, Humphrey, toujours au bord des larmes depuis que le Capitaine lui a refusé l’enfant qu’il avait toujours rêvé de porter, moyennant quelques échanges de gamètes et une ou deux contrariétés chirurgicales au passage, re-re-donc, donc, d’un pas furtif, Humphey, dont le chapeau à larges bords qu’un manipulateur de marionnettes lui avait offert lorsque, après une tempête, il se retrouva dans l’estomac d’un mammifère de l’ordre des cétacés, mais que s’il passait l’aspirateur dans sa chambre, tant il est vrai que Geppetto est vraiment une grosse feignasse, re-re-re-donc, re-donc, Humphrey, d’un pas furtif, rappelons-le, j’en vois au fond qui ne suivent pas, re-re-re-re-donc, re-re-donc, Humphrey, d’un pas furtif, coiffé de son chapeau à larges bords et versant encore quelques larmes, s’approcha de moi et me glissa à l’oreille : "J’ai une envie de fraises".

Tout ça pour dire qu’il faudra attendre la suite...

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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