Jour 4, le Cerf-Volant de Jersey

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Quand nous sommes sortis, un paysage déroutant s’offrait à nous. Un jardin immense. Des potirons, des artichauts, des montagnes de radis s’élevaient soust nos yeux. C’était fascinant. incroyable, majestueux. Nous étions au paradis. La mer était calme. On ne la voyait pas mais on ne sentait pas les mouvement de la houle non plus. Nous decidâmes de faire quelques pas vers la sortie après nous être assurés qu’il n’y avait aucun danger.

- Maître, puis-je vous poser une question ?
- Vas-y, gamin.
- D’où tenez-vous cet art de la serrurerie, qui nous a permis de sortir de ce mauvais pas ?
- Nous n’en sommes pas encore sortis, morpion... Tu apprendras à me connaître et tu comprendras rapidement que je suis un être doué de ressources que tu ne peux même pas imaginer. C’est bien pour ça que tu m’as demandé de t’aider, non ?
- Pas vraiment...
- Cache-toi !!! J’entends venir quelqu’un.

Cachés chacun derrière un potiron, nous attendions que l’ombre passe. Curieusement, je n’avais pas peur. A mesure qu’elle approchait de nous, l’ombre disparaissait pour faire place à un homme, grand, bleu et blanc. Une longue veste chiffonnée, une allure inquiète mais pas inquiètante. Sa casquette blanche me rapellait quelqu’un, mais qui ? Il avait l’air de chercher quelque chose il semblait crier. Quand il fit encore quelques pas, son message devint comprehensible.

- Youh ouh !!! Vous êtes là, bandes de rustres ? Je vous cherche depuis 4 jours !!

C’était le capitaine !

- Capitaine !
- Ah, c’est pas trop tôt...
- Hein ? Et bien merci ! On a failli mourir, nous étions prisonniers du Vieux Joe et vous dites "c’est pas trop tôt ? Mais où est-il, d’ailleurs ? Vous l’avez enfin tué ?
- Rien à foutre du vieux Joe, moi. Il y a du boulot. Faut charger le bateau.
- Charger le bateau ? Nous ne sommes pas en mer ?
- Non. Et il va être temps de partir. Vous ne souvenez pas ?
- Euh...
- Bon, d’accord. On est allé au Cerf-Volant de Jersey boire un dernier verre avant notre départ et pour fêter l’anniversaire de Billy Bad-Kick le cuisinnier. Nous buvions, chantions, et re-buvions, re-chantions quand Pucella fît son entrée... Vous êtes allé la voir, tous les deux. Je ne sais pas pourquoi, mais ça ne regarde que vous. Vous l’avez accompagné dehors et n’êtes revenu que deux heures après. Dans un état...vous ne vous souveniez même plus de votre nom... Bref, le patron vous a foutu à la porte pour aller cuver hors du champs de vision des clients. Les restes que vous avez laissé à l’entrée prouvent qu’il a eu bien raison. En tout cas, quand j’ai quitté le bar, vous n’étiez plus là. Je ne me suis pas inquièté, j’ai supposé que vous étiez parti dormir. Mais le lendemain, personne, alors je me suis mis à votre recherche.
- Voilà qui expliquerait bien des mystères...
- Et par-dessus le marché, je vous trouve dans le potager de Smith OldBoy à délirer comme des puceaux... Filons avant qu’il nous voit.

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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