Avancer à fourmillons

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Une tête à cheval sur une plainte de verre. À résumer un troc sur un vent de patience, on finit par atteindre les armes plates qui liment les nerfs.

Le mot est lâché. Il est parfois tout aussi peu surprenant de cuire une méduse sur un feu de seau que d’entrer de plain chant dans une coquille d’œuf. Pourtant, lorsque les cornes bleues d’un brouillard tournant explosent dans les cordes, ce sont les nerfs qui liment les armes.

Peut mieux faire. En tout cas, les branches ont tendance à gratter jusqu’au sang. Et ça démange encore plus. Où commence la douleur ? L’odeur du gris de verre ne doit pas faire paniquer. Il faut écrire de ses dents jusqu’à serrer très fort deux mains autour des oreilles et aspirer la masse visqueuse mais sèche qui empêche encore les paumes de se joindre. Un seul cri et le veau tombe sur la paille couverte du crime.

Ainsi ne vaut-il mieux pas prouver aux muses que mon/son/ton/le pauvre rire ne finira jamais de résonner entre mes/ses/tes/les deux mains serrées comme un lion vide aux rides pourpres.

C’est un ver que ne se démange pas, un cadre mou autour d’une soupe riante.

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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