Ce dont les sourds ont peur

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Ce n’est pas parce que la nuit est toujours trop courte que les méninges de la truite aquaphobe ne doivent pas surprendre qui veut. Dans la mesure, bien entendu, où les trois derniers pieds de ce vers n’ont pas d’autre prétention que celle d’allumer un feu dans la chambre nuptiale des derniers luniens vivant sur cette terre. Pas autant en tout cas que la spendide paire de claques que j’ai reçu aujourd’hui. Ce n’est qu’une image bien sûr, qui n’a strictement rien de vrai, et particulièrement si on se penche sur l’idée qu’une paire de claques n’est jamais autre chose qu’un suicide déguisé tant il est vrai qu’on ne se moque jamais assez des dépressifs. Untel m’a fait ci, l’autre m’a fait ça, la vie est trop injuste, le boucher m’a mordu la cheville, le chien de mon voisin est trop gros. Sous prétexte qu’ils ne se sentent pas bien dans leur peau et qu’ils ont de quoi en vouloir à la terre entière, il faudrait leur accorder le peu d’intéret qu’ils ne méritent pas. Je préfère, et de loin, aller pêcher le thon à Océanopolis, c’est pas plus compliqué et c’est beaucoup plus marrant. Et puis moi, la dépression, je n’y toucherai jamais. Ca fait perdre un temps incroyable aux psy qui ont autre chose à faire que s’occuper des cas à problèmes, comme attraper des mouches avec un gant de toilette ou jouer au golf dans un dé à coudre. Et c’est que ça coûte de l’argent à la sécu un dépressif. Arrêts maladies, médicaments qui rendent con, rendez-vous chez le dentiste. On néglige toujours trop son dentiste. Le dentiste est quelqu’un de bien qui mange beaucoup de carottes, car la carotte dit-on, ça rend aimable et dieu sait qu’un dentiste ça a mauvais caractère. Surtout le mien et sa mauvaise haleine. Le dépressif ne rigole pas beaucoup parce qu’il est triste. Même une bonne partie de monopoly en famille ne change rien à l’état d’esprit de ces rabats-joie qui finissent toujours victorieux tant il est vrai que personne n’oserait contrarier un dépressif. Bref, il ne faut jamais laisser gagner un dépressif, il faut l’abattre.

Tout ça pour dire qu’il faudra s’attendre au pire...

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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