Clé de douze

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Ce n’est pas en chantant le boléro de Ravel sur une marée de cacahouettes qu’on devient humain. La débauche des chiens-lune fait peur à voir. Quand ils grimpent sur leur talus de cire aucun vautour, aucun loup n’ose s’en approcher de peur d’attraper... La mort. Les morts me font bien rire. Ils n’ont plus mal au ventre, ils peuvent dormir tant qu’ils veulent, ils ont droit à une belle cérémonie le jour de leur trépas et en plus, ils n’ont pas peur de la mort. C’est facile de faire son malin quand tout le monde s’intéresse à vous. Lorsque vous allez dans la maison d’un mort, avant l’enterrement, on ne parle que de lui. Je trouve ça petit. Il suffirait que vous inventiez la poudre...mais non, tout le monde s’en fiche. En même temps, la poudre ce n’est pas nouveau. Quoiqu’il en existe de nombreuses variantes quand il s’agit d’oeil. Ce qui est honteux chez un mort c’est cette manière pathétique de ne pas vous regarder. Vous lui parlez, lui tenez compagnie, mais pas un mot. Le silence. Toujours. Mais tirer la barbe d’un mort ou lui donner des coups de pieds dans le ventre peut-être très rigolo puisque par définition, un mort ne rend jamais les coups. Mais quand je mourrai, je promet de ne jamais en profiter et de rester modeste.

Tout ça pour dire qu’il faudra s’attendre au pire...

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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