Au diable la chaussure !

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Dans le dégoût journalier qui encombre ma tête et me fait perdre un temps incroyable dans l’avancée de mon humeur, parfois se dressent des peines qui me donnent envie de rire. Saviez-vous, par exemple, que l’extraordinaire n’est pas né de la dernière pluie ? Dans certaines têtes rôde le fantôme de l’intelligente, dans certaines âmes un tas de poussière démange encore la bouée incontinante des admirateurs de ballon rond. Ces ouvriers perdants qui regardent mourir le sourire d’un garçon de café, les yeux fermés encore dans les entrailles de son café froid qui ne tardera pas à finir au fond du couloir à gauche, nagent péniblement dans l’amertume de leur anis matinale. Aucune pitié, seulement un geste flou affolé par la décharge mécanique de leur cerveau à la vue d’une petite tige de fer qui doit leur rappeler qu’ils ne sont pas là pour vivre mais pour fondre dans un soupçon de sociabilité noirâtre. Leur seule faim est celle de la chlorophile et de ces pieds cervelés qui font pénétrer tout leur arôme dans l’ennui des grands jours.

Tout ça pour dire qu’il faudra s’attendre au pire...

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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