Dans le port d’Amsterdam

image diaspora* image facebookimage twitter

Y’a des marins qui chantent les rêveuh qui les hantent gna gna gna gna gna.... Bla bla. Et ben dites-donc, ça me fait une belle jambe. Une bite sur chaque porc, dans chaque femme de chaque port et dans chaque foune de chaque femme de chaque port. C’est du propre, je vous jure. Non, franchement, faut vraiment avoir un sacré coup dans l’aile pour devenir marin. Un marin n’est pas malin. En dehors de la rime, j’en aurais bien profité pour vous raconter une petite histoire qui m’est arrivé il y a quelques temps. Je rendais visite à un ami, dont je ne dirai mot mais qui est une pointure internationale du lancer de chevaux, quelque part dans le nord de l’Europe et je pourrais préciser, quelque part en belgique. Qu’ils sont ridicules les belges avec leurs 60 kms de côte... Ha, ha ! Passons. Je comprend bien la frustration de Jacques Brel, enfin bref, j’ai dit. Cet ami habite en plein milieu des terres. "C’est quoi le rapport avec les marins" me direz-vous, mais attendez la suite, patientez un peu, que diable. Ca y est, je me suis perdu dans mes pensées, c’est malin. La prochaine fois, taisez-vous. Mon ami avait un voisin. Ce n’est pas très originale, j’avoue. Mais ce voisin était un ancien marin à la retraite, coulant de vieux jours tranquilles à arroser ses plantes vertes et mémère. Ayant une fascination sans limites pour les marins et leurs capacités d’immoralité notoire, je me décidai à lui rendre une petite visite.
- Oui, les marins sont des rustres !
Me confirma t-il. Je vous passe les convenances de présentation et tout le toutim. C’était un bel homme, il faut bien l’admettre, la peau quelque peu usée par le sel et les fracas de bouteilles mais un bon coup de ponceuse là-dessus et il n’y paraîtrait plus. Vu la brutalité de ces hommes, je me dispensai de commentaires. Il n’était pas si âgé que cela. Loin des 98 ans que lui accordait mon ami, il avait même plutôt l’air dans la force de l’âge.
- Mais, dites moi monsieur le marin...
- .... Capitaine, appelez-moi Capitaine.
- Donc, capitaine, est-ce vrai cette légence selon laquelle les marins auraient une femme dans chaque port ?
- Une rumeur ?? Qui a osé vous dire cela ? Non, il ne s’agit pas d’une rumeur. Non sommes des monstres, des alcooliques, des infidèles, des propageurs de maladies sexuellement transmissibles au même titre que les putes. D’ailleurs depuis que je suis ici, cela me manque beaucoup. Il est loin le temps où je décapitais les capitaines de ferry, où je démanbrais les touristes impolis. Car j’ai beau être un marin sanguinaire, comme tous les marins vous allez me dire, j’aime qu’on me respecte, et j’ai beaucoup de respect pour les autres, y compris pour les enfants que j’égorge et les femmes que je viole.
- Mais pourquoi êtes-vous ici si ça vous manque tellement ? Que s’est-il donc passé ?
- C’est très simple. Voilà quatre ans que je vous attendais.

Je n’en dirai pas plus. Ce qui est important, ce n’est pas tant la fin du récit que ce témoignage édifiant de la cruauté marine. Ne leur faites jamais confiance. Ne les suivez pas. Ne leur parlez pas. Vous passeriez du côté obscur...

Tout ça pour dire qu’il faudra s’attendre au pire...

Licence Creative Commons
De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Vos commentaires

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom