Journal Traverse - 51

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Mardi 16 octobre 2018

Mercredi

  • Il y a des silences qui démangent comme des portes ouvertes sur un étang.
  • Les nuits d’hiver se métamorphoses en garçons inconnus.
  • Le nom du compagnon de l’ours le plonge dans un désarroi intriqué.
  • Les dernières lignes saluent l’incroyable ascension du langage.
  • Dans les raisons de la parole, on trouve l’altitude dépendant de la femelle de l’ours.
  • L’assèchement des lèvres ne peut pas s’achever sur un sourire froid.
  • Certains arbres ne résistent pas à l’ensablement, mais se gardent bien de le montrer.
  • Aussi loin que remonte ma mauvaise foi, il y a toujours eu un livre à venir. Dois-préciser que je suis un menteur ?

Jeudi

  • On ne déterre pas des morsures qui ont pris l’habitude de disparaître.
  • Le vent s’engouffre dans les crânes sans en faire une catalepsie.
  • S’il était superstitieux de croiser les doigts, on ne pourrait pas les couper.
  • Seuls les territoires dégagés autour du gouffre abritent les vivants.
  • L’idée de la supériorité de l’homme sur l’homme se défend à coups de crocs.
  • Dès le matin, le soleil écorche les corps envahis de marmelade.
  • Même après l’été, l’hiver se prolonge, sans possibilité de retour.
  • Pour comprendre le non-sens, on doit appliquer l’érosion de la complexité à partir du centre.
  • Le journal traverse traverse un cimetière gris-or où chaque phrase est un mot.
  • Le livre à venir est ce cimetière débarrassé de ses mots. On ne devrait pas mettre les gens dans des tombes.

Vendredi

  • Les serpentins fuient en s’attirant une foudre benjamine.
  • Le regard noir et les lèvres gercées, s’avance le jongleur jumeau.
  • L’échelle ne mène pas aux trésors cachés dans la grange, mais juste à la carte.
  • Le tracé dessiné par l’ogre suit strictement les recommandations de l’ours.
  • On n’échappe pas au dévoilement es autorités funestes.
  • Le garde débat avec les voix incommensurables qui débordent des cages.
  • L’homme sage dit que l’homme sage ne pisse pas.
  • Alors que l’homme singe martèle des longueurs d’avance.
  • Les feux de l’homme singe sage sont une caricature du singe sage homme.

Samedi

  • La solution serait l’amputation à vif des zones concernées. Autrement dit, l’attraction n’empêche pas le délire.
  • Il n’y a peut-être plus d’atterrissage possible.
  • Le centre monde devise avec sa substance.
  • Les regards noirs sont le privilèges du maître.
  • Le sentiment du naufrage que les chiens reniflent berce mes dieux dans une odeur féconde.
  • Même les nuits chevauchées renâclent à décalcifier leur propres impostures.
  • Le lieu du rêve où je me couche contient des fusils charognes.
  • Ne dites surtout pas au cheval que les rochers le dépassent.

Dimanche

  • L’horreur s’appelle revient, c’est pour ça que plus personne n’en parle.
  • La phénoménologie du plâtre que je conteste est générale.
  • La transformation de la grammaire s’étale autour de champs diffus.
  • Dans ceux que les chats prennent pour des chats, il y a les lumières philanthropiques du mal.
  • À force d’ennuis et de cliquettements, le corps s’élève.
  • Rien ne se décompte plus sans un peu de mauvaise fois et de têtes combattantes.
  • Ce que l’ironie a de tragique biaise les fleurs du jardin.
  • Sait-on penser l’homme sans cultes ?

Lundi

  • Le dévouement clair se passe de place lorsqu’il est déduit.
  • Il n’y a aucune chance pour que les subtilités plates de la création ne se prennent les pieds dans une sphère.
  • Le moment où l’ours dessinera avec les poings approche dangereusement.
  • Le danger est une notion qui se passe d’objets et de bruits.
  • Les paroles de ceux qui ne sont pas soi existe-t-elle ?
  • C’est le moment où se pose la question de l’égo de dieu et de son cheval.
  • Les mystères s’appuient sur une dérive falsifiée des fantômes dans leur barque.
  • Sur le versant ouest des montagnes inventées, les arbres ne tombent jamais.

Mardi

  • Les documents juvéniles ne sont plus distribués dans leur propre catastrophe.
  • Les miliciens qui offrent leur sang refroidissent.
  • Dès que l’énergie se diluera dans ce qui restera de mon univers, je le réenchanterai.
  • L’écriture porte les marques de morts délirant dans les salles de théâtre.
  • Il faudra multiplier les gargouilles si l’on veut se matelasser.
  • L’être sans blanc laisse passer le doute.
  • Les papillons de nuit dont j’arrose les mémoires s’enfuient.
  • Il est difficile d’entrer quelque part la guerre à la main et d’en substituer la peine.
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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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