Journal Traverse - 49

image diaspora* image facebookimage twitter

Mardi 2 octobre 2018

Mercredi

  • Les expressions des contingences s’effritent à mesure que la journée passe.
  • Les idiomes se déposent les uns dans les autres et on ne voit plus qu’ils ne sont que deux.
  • S’enfoncer dans une sphère grisonnante ne provoque pas d’altérités.
  • Ce que les manger installe dans l’idéologie du mal, dieu en tête.
  • Encore une connivence avec l’hérétisme aveugle des esthétiques.
  • Enfin, la magie commence à être admise dans les bas-fonds.
  • L’homme nécrologique n’a pas la priorité sur la mort.
  • Il faut juste glisser quelques haches sur la piste.

Jeudi

  • Des nuits encore plus courtes pour achever de répertorier l’ineffable.
  • Se cacher à la lumière, mais entre des murs sombres.
  • Là où Schopenhauer avait raison, mais où Nietzsche et Deleuze se sont littéralement cassés les dents.
  • Pense-t-on à soigner ce qui est pourrissant uniquement lorsque les membres sont déjà tombés ?
  • Il est hors de question de s’arracher les cheveux sans le consentement d’un âne.
  • Les enfants ne font pas semblant d’être des héros noirs.
  • La Martinique est trop éloignée pour que les pierres levées d’ici parviennent à sauter suffisamment haut.
  • Le corps affolé ne sait injurier que l’ombre.

Vendredi

  • Le son des tâches qui recouvrent les danses ne se savourent jamais.
  • Les dents de devant ont une souplesse délatoire.
  • S’il fallait subitement arrêter de craindre que les arbres nous maîtrisent, le communisme échouerait.
  • Les paroles désorientées avancent en chenoltant dans la salade bicolore.
  • Dans les couleurs, il y a des traces de Nietzsche.
  • Seuls, les solitaires s’ennuient.
  • Les solides aussi s’ensommeillent
  • Les verbes restent visibles jusqu’aux nuages de fonte des curiosités.

Samedi

  • Les harcèlements n’auront jamais la patience de guérir.
  • La queue se prend pour la raison du mal, à force.
  • On ne suit pas les chiens pour leur imperméabilité.
  • C’est une infirmité impossible à défendre sans franche surdité.
  • Le langage est une des portes vers le sommeil.
  • La clé du désastre marche vers l’indicible griole de ses dents.
  • Les terrains vagues où poussent les aiguilles sentent l’olive.
  • Je n’accepterai l’invitation des ténèbres que si elles m’offrent des fleurs qui ont poussé dans leur jardin.

Dimanche

  • Le sol se crée sobrement à coups de traces scellées.
  • L’identique se terre dans ses propres ravages et ses propres semelles.
  • Le marcheur blafard se livre à des méconnues sous les rochers.
  • L’ire à lui-même défend l’ours auprès d’un jury de petites plantes.
  • L’envers de Bouddha c’est sa collection d’écailles de dragon.
  • Le téléphone révèle à l’ours des informations dévoilées qui lui mastiquent les nerfs.
  • L’étonnante frivolité de la pâque et de ses transfuges d’hiver se contient.
  • Une dernière fois le chasseur tend à l’ours le blaireau pour se faire mousser.

Lundi

  • Ce que la panique a de malléable ne la rend par pour autant inoffensive.
  • Le ventre tape fort pour sauter haut jusqu’à l’autre journal.
  • Les éclaboussures de moi sont projetées jusqu’à septembre, et il fait trop froid pour qu’elles sèchent.
  • Les monstres en profite pour s’échapper et préparer le terrain du livre à venir.
  • L’impatience d’en finir avec le journal traverse, pré-figure du pré-livre à venir.
  • On active bien des mots qui ne tiennent que sur trois pattes, on achèvera des livres qui ne tiennent pas plus de trois blanches.
  • Le renverse du poème est l’impossible du souvenir.
  • Il n’y a plus rien à dire sur les voiles et leurs descendants.

Mardi

  • Deuxième jour d’absence à l’autre journal qui attend toujours.
  • Moment de consolation : les coups atteignent le cœur, il est donc plus facile de s’’en protéger.
  • Et en plus il faudrait deviner ce qui, involontairement, est le prolongement de l’accalmie.
  • Les bois noirs sont l’allégorie d’un sommeil léger.
  • Le gardien cogne très fort sur les poumons, mais le badin respire encore plus mal. Il veut se venger.
  • Sur le seuil, la bête attend le triomphe des cravates.
  • Elle se nourrit de sang contaminé.
  • Les cravates absorbent chaque matin un bol de sang d’enfant.
Licence Creative Commons
De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Vos commentaires

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom