Journal Traverse - 48

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Mardi 25 septembre 2018

Mercredi

  • Il est étrange de voir que le bouleversement des représentations se conjugue.
  • Les clichés ont la fâcheuse tendance à s’engluer dans le temps.
  • Quand je perce un cœur, je ne m’attends pas à y trouver de la farine fraîche.
  • Le pain est la plus grande découverte du cheval.
  • Allez savoir pourquoi, l’image de la conscience dans le sable se dissemble.
  • La théorie des prêtres est que tous les diables ne sont pas sauvages.
  • Ce que j’aime dans l’obscurité, c’est la possibilité de tâter sensuellement la vérité.
  • Si on devait innerver cette vérité, on ne ferait qui injecter de la matière grasse.

Jeudi

  • Le rythme et le temps gaspillent un envers différent.
  • Dans les univers distants, il y a deux sortes de sages : les vertigineux et les indélébiles.
  • Grimper aux murs n’apporte pas plus d’angoisse qu’affronter des sorcières.
  • Deux formes de cycles décuplent la magie : l’éternelisation des pyramides et les sauts qu’elles font.
  • On ne peut pas créer plus fort qu’un éclair de soi.
  • Sans attendre, les finis dissous dans l’ambiguïté, je me suis laissé tomber.
  • Ce qui ne se réveille pas abonde.
  • Les hommes racontent que je suis dieu, mais je suis le seul que ça rend heureux.

Vendredi
-* les sorcières ont eu la gentillesse de m’accorder leur souffle, il ne faut pas que je recule.

  • Aujourd’hui est comme un lendemain de fête où j’aurais planifié le meurtre des gens que je n’aime pas.
  • J’aime tout le monde ou presque. Mais ceux que je n’aime pas, est-ce que je ne les aime pas quand même ?
  • Les limites du journal traverse se situent dans les fondations du barrage.
  • Est-on suffisamment méritant pour le mauvais esprit ?
  • Ce que le hasard secoue ne plus permettre la tragédie à mes fantômes.
  • Quand devient-on capable d’absorber la violence ?
  • Comme vous, j’ai tué des tas de femmes et d’hommes et je n’en suis pas fier.

Samedi

  • On écrase certaines journées en les appelant par des noms vieux.
  • La présence des fantômes ne les rend pas moins morts.
  • J’aime l’idée que la mort n’est qu’un hasard.
  • L’erreur que l’on commet est de prendre la mort pour un absolu.
  • Le journal traverse s’achève bientôt, mais est-ce que je dois attendre le glissement vers le livre à venir ?
  • Que nos fantômes nous frôlent et dieu se contredit.
  • Autour de notre univers, les autres sont une pensée musicale.
  • Nous demanderons à dieu de prêcher pour notre indépendance.

Dimanche

  • Le creux dans lequel les crapauds ne s’enfoncent pas.
  • La veille des monstres s’engorge de miroirs vivants.
  • Le ciel laisse à dieu une place pour sa misère.
  • La communication non violente est la clé, pour parler avec nos morts.
  • Sur le fond et la forme il n’est possible de se mettre d’accord qu’en cas de panique.
  • Du ciel dont il est question juste au dessus, ne provient aucune assise.
  • De dieu, dont il question juste au-dessus, ne provient aucune conscience.
  • Il n’y a d’origine à l’univers qu’un creux joyeux dans lequel les crapauds ne s’enfoncent plus.

Lundi

  • Le serpent s’entête à gélifier les pommes pour se laisser une chance d’en faire de la compote.
  • Le fantasme des arbres à chats se mesure à leur ininflammabilité.
  • Les terrains vagues tanguent.
  • S’il fallait se couvrir les épaules avec du miel, l’ours ne serait d’aucune aide.
  • Si bien que la bière bue par les ouvriers finit par durcir dans leur estomac.
  • Les capitaines d’industrie sont des fusils chargés de palmes et de démarches rigolotes.
  • Ai-je le droit d’utiliser encore des mots si vieux ?
  • Et si l’âge des mots ne se mesurait finalement qu’à leur altitude ?

Mardi

  • Les espaces clos rapetissent les survies.
  • Durant les saisons marchandes, les proies faciles tournent autour de leur axe.
  • Même sans guitare, l’univers enferme ses propres diables.
  • Les ours ne sons plus un, je regarde le mien disparaître.
  • Un clou enfoncé dans la main équivaut à un rouleau de chanvre démonétisé.
  • L’étoile du soir s’ennuie seule dans des mouchoirs sombres et verts.
  • Quelques écussons étendu par terre rappellent à quel point la peur de fuir est libératoire.
  • L’origine se superpose à ses variations.
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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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