Journal Traverse - 46

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Mardi 11 septembre 2018

Mercredi

  • A la faveur du tunnel, les pas sont monstrueux.
  • J’attends que l’ours vienne me chercher, mais je suis certain qu’il y voit quelque chose.
  • Ma prison est triste aujourd’hui, je préfère quand on y ment.
  • Quelques serpents, là, pour arroser les carapaces des tortues rouges.
  • Des atomes-grammes qui ne dépendent que d’une nuit qui a déchiré son masque.
  • Dans la lucarne, il n’y a pas grand chose d’autre que la chaise ensanglantée de la culpabilité.
  • Je suis un cimetière de dieux.
  • Même les terreurs, parfois, se transforment en maisons.

Jeudi

  • Les insomnies monstres annoncent le dépérissement des raisonnements.
  • Semblant se serrer encore plus, les attachent survivantes se désolent.
  • Il n’y n a aucun qui soit aussi destructeur que la saignée des queues.
  • Même si les apparences sont confondues, le diable trouve ici ses marques.
  • Les mythes ont le dos courbé, c’est pourquoi on leur marche dessus pour monter encore plus haut.
  • Dans le singulier, je ne trouve qu’une marque mielleuse.
  • Il n’y a plus rien à effacer, plus rien à menacer en dehors d’une bobine de fil.
  • Je suis Dieu qu’on assassine.

Vendredi

  • Le lieu où l’impossible est séduisant, mais ne se distingue ni du bien, ni du mal.
  • Le mot exact est "Panique", c’est l’ours qui l’a trouvé.
  • Il est parfois difficile de distinguer le froissement du papier d’une déchirure.
  • J’écris de ces lieu dont les murs ont des formes gargantuesques.
  • Les détours que l’on évite en perçant des sacs vides ne font que se déplacer.
  • Seuls les visages des morts portent les couleurs de l’éternité.
  • Ce que les cruels ont d’horizon se déporte dans un bol de riz.
  • Plus rien ne s’achète à part quelques étoiles molles.

Samedi

  • Le problème des superstitions dans le journal traverse.
  • Le second problème, celui des verbes et de leur utilisation pertinente et cohérente.
  • De se dire que ce qui est perdu a au moins l’avantage (et le mérite ?) de se figer dans le temps.
  • Tout ce qui ne sert/perd pas est voué à la mort.
  • De ce qui émerge doucement d’une bouillie de miel, il faut savoir quoi en faire.
  • La révolution se prépare sans poisons même si tout violence lasse est interrompue.
  • Les questions posées autour de la légitimité de leurs réponses inter-nage sur la pertinence sur sujet.
  • Les mêmes sont des pantins opticiens.

Dimanche

  • L’ennui et la terreur qui l’accompagne fondent à l’arrêt de soi.
  • Le soi-même qui ouvre les boîtes de haricots en conserve ne connaît pas celui qui connaît l’ours.
  • On nous promet des boulevards pour se balader, mais la tentation des grands singes subsiste.
  • Je me demande si je peux faire voler le journal traverse.
  • Et je me demande aussi si la revente des manuscrits me permettra de racheter un ours.
  • Retour sur un coup de manche à balais et ce qui persiste.
  • Claquer des doigts ne suffira jamais, mais la douleur du silence finira par briser les os.
  • De la fermeté de rester évasif sur l’acharnement du mouton (et son identité), tout en espérant ne pas finir en brochettes.

Lundi

  • Je croise des croquant monumentaux qui aspirent aux mers.
  • Dans mes solides équimolaires, il y a des restes de nos cheveux.
  • Ce que l’on appelle le temps est un tissu de mouches.
  • Le livre à venir n’est pas recommencé, mais sa destruction a révélé des merveilles.
  • Mon dos s’arrondit à la vitesse d’un javelot pour accueillir des échappées.
  • Le goût du mal se développe en accueillant des brûlures.
  • Je saute plusieurs étages pour m’assurer que Dieu est bien accroché au pinceau (divin).
  • J’ai donné ma parole pour en faire un carreau étanche.

Mardi

  • Comme un champ entier qui servirait juste à faire pousser les ténèbres.
  • Parmi les hommes, il y a ceux qu’on n’achète pas avec des ailes, mais qui le regrettent.
  • Les écrivains délimitent les fratries du futur : grâce à eux on saura que la mort est un bleuet.
  • Les primes endormis s’emmuraillent pour ne pas voir surgir l’ours.
  • Parfois, la peur baisse son propre pantalon pour faire rire les angoisses.
  • Je regrette juste d’avoir laissé passer un univers qui ne s’enfuyait même pas.
  • On aurait pu m’enfermer dans un tronc, d’autant plus que j’étais consentant.
  • L’ours regarde ça avec un sourire en coin, mais il ne se moque pas.
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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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