Journal Traverse - 45

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Mardi 4 septembre 2018

Mercredi

  • Le plus court chemin vers la violence, celui de l’ensablement.
  • Ici l’ours se demande encore s’il doit partir.
  • Je veux qu’il reste, mais sera difficile de lui faire une place.
  • En perdant la déité du non-retour, l’absence se manifeste par son abondance.
  • On n’apprendrait bien à s’abstenir de la violence, mais elle est nécessaire.
  • Pousser des murs dont, malgré tout, le sable coulera.
  • S’oublier, oublier la violence qui désorganise les flux.
  • Maîtriser le sable qui s’écoule de notre cerveau pour en faire un cristal pur.

Jeudi

  • Dernier abattement avant le désespoir ou le délire. J’espère que je pourrai choisir.
  • Il est stipulé que la raison est un mercenaire vantard.
  • La guerre contre soi-même résulte d’une indignité de regards.
  • Si le vide avait un nom, je l’appellerai raison.
  • S’il fallait reconduire son propre camion de perles, on éviterait de saborder le pont.
  • Le conditionnel impose la certitude de l’entre-deux, même s’il n’est rien possible d’affirmer.
  • Rien dire, rien faire qu’inspirer l’odeur poudreuse de l’ennui.
  • Savoir que l’entre-soi est une aberration, et vouloir l’individualisme, plus sain.

Vendredi

  • Entrée dans l’anti-chambre du purgatoire.
  • Il fait déjà très chaud mais les ténèbres rafraîchissent un peu l’atmosphère.
  • Les plaintes gargarisent le dieu des fifres, la performance.
  • Le corps se représente une mort inviolable, une compression invisible du concept.
  • L’ours me regarde de loin et du haut, je ne comprends pas les gestes qu’ils me fait.
  • Je lui ouvrirait bien un pot de miel, mais il sonnerait faux.
  • De l’influence des terreurs mitoyennes et de leur écoulement comme un fleuve.
  • Aujourd’hui vendredi, sera célèbre comme jour de deuil chaque vendredi aujourd’hui.

Samedi

  • Aujourd’hui est un autre possible délicat.
  • Ce que la contrainte et la douleur ont de potentiellement créateur, même si on n’est jamais sûr de rien.
  • Compter les étranges vies qui nous concernent pour en aspirer le mal et l’expulser hors du monde.
  • Ce qu’’on d’implosif les hésitations que l’on compose.
  • L’été n’est pas une saison comme une autre, car elle crie des évidences.
    S’il fallait reculer deux fois, nous verrions le regard noir de l’ours.
  • Je ne marchande pas avec eux. Je demande juste de quelle matière sont faits mes liens.
  • La masse dans le ventre est un irréductible sans passion.

Dimanche

  • Appel silencieux et déterministe des corps, sembalnt.
  • Le regard des Gargantua libres creuse des sillons dans mes larmes.
  • Je garde dieu près de moi pour le décapiterd’un coup de fourchette.
  • L’ours sauve qui il veut bien, j’espère faire partie des élus.
  • J’ai connu bien d’autres fictions, je m’accrocherai.
  • L’impossibilité de la bouteille et de son goulot égare les nauséeux.
  • La fuite devient la seule entité palpable.
  • Si a couleur était une douleur, elle serait blanche.

Lundi

  • Le coeur du métier, la peur au ventre et autres platitudes.
  • Où l’on pense que danser à petits pas peut résoudre des barbaries.
  • La raison se détachee des os comme un filet de boue d’un escargot.
  • On ne s’enfuit pas en se découvrant la nuque, mais en armant son révolver.
  • L’enseignemant de l’insignifiant se calcule à partir d’autres insignifiances.
  • S’il fallait se couper les cheveux aujourd’hui, ils seraient couverts de sang (mais qui ?)
  • On se demande ce que nous, pigeons, avons fait de nos plumes.
  • Les arbres abattus dans la tête repoussent parfois sur une terre meilleure.

Mardi

  • Ce que les voyages perdus provoquent : de l’insolence.
  • La religion, comme droit à la désincarnation morale, est une hypothèse tremblante.
  • L’ours devrait me protéger alors que je l’invoque avec détermination jusqu’à ce qu’il me flanque à la porte de son royaume.
  • L’illusion de la chouette. elle aussi, s’égare.
  • Les attaches percutantes ne percent que la peau des bourreaux.
  • Racler les fonds de gorge pour en faire des espoirs déments.
  • Il n’y a plus rien à offrir aux esseulés qui écrasent le monde.
  • Sans la tête, aucun massacre ne saura être plus retentissant que celui des frictions.
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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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