Journal Traverse - 44

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Mardi 28 août 2018

Mercredi

  • À propos de ce qui empêche de dormir : les cartes.
  • Lire ce qu’on a traduit de ce qui s’est dit de la conscience allemande et comprendre à quel point c’est limpide.
  • Le trente-et-unième, affirmation de soi dans la cage infâme.
  • Choisir entre l’escalier et son contraire est indécent.
  • Il n’y a pas d’alternative faible, la marche est violente.
  • Les regards portent sur l’approximation, prise comme contentement inaltérable.
  • Un petit goût de silice qui rappelle l’ordinaire et les aigreurs.
  • La fin des évidences, comme une plongée dans les marais froids de l’indifférence.

Jeudi

  • Les barrières ne sont pas toujours celles auxquelles on pense, la culpabilité est comme un chemin creux.
  • Les enjeux de la création se dessinent du côté de l’ours, celui qui affirme, pas celui qui se barricade.
  • Agitations et ombres. Où ce qui est à faire ne doit pas dépendre de l’inconnu trublion.
  • Le soliste contraint un labyrinthe sans fin qui est son propre moment.
  • Le journal traverse romantise une forme de pensée pauvre, mais dense.
  • On ne croit guère à la déflagration pour peu qu’elle traverse nos tremblements.
  • Ce qu’on a à dire de l’horreur qu’il y a à jouer les cavaliers.
  • Où l’humour à parfois bon dos. L’imaginaire n’est pas une fil de fer.

Vendredi

  • Ce qu’il faut au ventre pour se découvrir blanc.
  • Les mouvements et les forces, comme une carcasse vide qui se déploie autour des yeux.
  • L’incendie creuse nos propres escroqueries vertes.
  • Ce qu’on demande aux autres est juste de faire passer le goût de l’inexistence.
  • Fondre en larmes n’a aucune valeur si on ne déploie pas ses os en lumière.
  • Les nuances de la langue s’exclament en tant que muscles informels.
  • Le matin, il n’y a plus d’intéressés, la nuit est une folie.
  • Le nord s’absorbe comme une montagne inconnue.

Samedi

  • Ce qui dénoue la conscience, c’est peut-être son incapacité à ne pas être deux.
  • Une fatigue fringante, jouir de l’interminable secousse.
  • L’envers du décor, c’est une incertitude grasse et plongeante.
  • Une autre nuit à déchirer des rideaux poussiéreux.
  • Si on acceptait de voler un peu plus haut, on verrait peut-être un peu mieux nos entêtements.
  • L’orage orange ne cesse pas tant qu’on ne lui accorde pas d’importance Native.
  • L’idée et la compréhension sont une même représentation de ce qui n’existe pas.
  • Les pièges de ce qui n’entre pas dans un processus intuitif de déshumanisation.

Dimanche

  • L’incongru a les attributs du vent seulement quand il ne regarde pas son propre nombril.
  • Le siècle délié, celui des chevaux morts au fond des lacs et des reliques monstrueuses.
  • On n’échappe à aucune déflagration quand on stocke son propre néant.
  • S’il fallait analyser les conversations, je dirais qu’elles se dégagent de l’essentiel pour se couvrir d’eau propre.
  • Le jour est une fonction délibérée qui se renverse.
  • Les minutes du fleuve dépendent d’un seul jet.
  • L’idée d’une préparation, d’une instance, s’échappe de ses propres trappes.
  • Quelles directions à ne jamais découvrir comme un saut de bout.

Lundi

  • Le pays des esprits vagues ne s’abandonne à rien, à moins d’avoir froid.
  • La vision d’un ange né se supporte pas sans une psychologie délétère.
  • La multiplication des consciences n’a rien de stricte, on l’appelle dramaturgie.
  • La manipulation de l’engagement, comme un échec systémique.
  • Il paraît que boxer la majorité de l’humanité ne représente pas une histoire normale.
  • L’ironie est qu’il n’y a pas plus d’espoir que dans une marmite de sorcière.
  • Encore une fois, la joie de se faire mal aimer par moins joyeux que soi.
  • Le défi s’auto-analyse comme une fugue de jeu décalée.

Mardi

  • Le cadeau du corps à l’esprit est un versement immature de dividendes.
  • Si on s’accroche un peu plus, on se rendra compte qu’à une fête ne s’organisera plus sans tristesse.
  • Le deuil s’applique principalement à la dureté des muscles et à la fluidité du sang.
  • je suis deux mondes et le froid.
  • Ce qu’on avait pris l’habitude de considérer comme le décalque d’une montagne ne s’autorisait aucun foin.
  • Il n’y a aucune limite à l’entassement de colombes, si ce n’est l’odeur de pourriture.
  • La voix traîne et enfile des vêtements usés pour dormir.
  • Qui ne voudrait pas exploses sur une mezzanine ?

Licence Creative Commons
De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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