Journal Traverse - 43

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Mardi 21 août 2018

Mercredi

  • Habiter son propre corps comme Dieu habite une chapelle : en étranger
  • Il n’y a aucune mesure possible, le train ne s’arrêtera plus.
  • Se demander quelles sont nos maladresses, ce qu’elles ont de plus méritoire.
  • Les arbres sont nuls et déserts quand on leur barre la route.
  • Penser journal traverse, c’est accepter les misères de son propre langage.
  • Les chevaux mous qui nous recueillent ont la maladresse du sang.
  • Je ne refuse pas les échappements, je les conditionne à l’autorité.
  • Les doigts sont dérisoires, la main défaitiste.

Jeudi

  • Le temps ne se mérite pas, il s’achète avec des os.
  • Un été sans freins s’achève et je suis toujours le même arbre surnuméraire.
  • L’ours qui m’accompagne dans le journal traverse est aujourd’hui perplexe.
  • Je me demande pourquoi les brindilles que je lis ici ont la couleur du ciel.
  • L’asphalte suit les regards des morts en vacances.
  • Saison étrange et déphasée, je ne parle bien sûr pas du temps qu’il fait.
  • Il se passe des indélicats, des qu’on aimerait faire semblant de ne pas voir.
  • Si dieu avait un esprit mou, il me condamnerait aux discours forcés.

Vendredi

  • De ces livres dont vous ne partagez pas l’expérience, mais qui vous conduisent à vous repenser.
  • L’énergie du vide, obsédante.
  • Sur les premiers plans et sur leur porosité.
  • Les histoires ont parfois le malheur de n’être que potentielles.
  • L’art de ne pas étaler l poussière s’apprend en écrivant.
  • Ce qui s’appelle réveiller l’ ours avant qu’il ne rêve qu’il vous tue.
  • La seule échappatoire à l’incandescence est le parasite des vagues.
  • S’il fallait en supporter d’autres, on n’aurait plus le dernier mot.

Samedi

  • La forêt ne cache pas nécessairement toute ce que l’on voit.
  • Il n’y a aucun plaisir à serrer l’envie d’être soi.
  • Se coucher tard empêche la traduction du plaisir en monolithe grinçant.
  • Si je devais choisir un nombre entre un et cinq, il serait immense.
  • Le dernier sauvage de mes yeux est une parodie de mort.
  • Je vois une jungle où les rois seraient ours.
  • Je ne me définis pas comme étanche, j’ai des états d’âme ronds.
  • Le sommeil n’exclut pas quelques éclairs de devenir, s’ils sont salués.

Dimanche

  • Au cœur des idées fixes, celle qui se dilué sans une couche de ronces.
  • Le déluge viendra après le soulagement, quand dieu se mettra à croire en moi.
  • Si les jours à venir avaient un nom, ce serait "le dilemme du purgatoire".
  • Dans l’espace entre deux noms, il n’y a jamais suffisamment d’ordinaire.
  • L’idée que je me fais des mois à venir est une bouillie aussi délicieuse qu’un bol de Weetabix.
  • Le soleil n’est pas un mot méchant quand il est dansé dans un lit.
  • J’attends de souffler les jours à venir pour leur enseigner la puissance de l’ours.
  • Aussi vantée que le silence, l’échelle de Jacob.

Lundi

  • La tempête actuelle n’a de limites que celles de son vampirisme.
  • à l’état latent, le feu est une mine de sang.
  • Les questions du parce que ne se déterminent pas avant la réponse, même suspendues.
  • Il n’y a pas de données impossibles, juste quelques billes de chaleur sans concept.
  • Les nuits sont trop allongées pour être crédibles.
  • Ce que l’image devient dans l’ombre, lui sert de costume.
  • Les déviations intellectuelles ne s’en prennent qu’à elles-mêmes., il faut les dorloter.
  • Serrer les dents à chaque explosion banale pour éviter la propagation du fléau.

Mardi

  • L’armoire au fond du salon se penche sur le concept de terreur.
  • Il fait sombre dans les baraques humides du continent.
  • Je ne sais pas où chercher les irrégularités du souffle.
  • La théorie veut que nous soyons tous morts de théâtre.
  • Le dessert est une malchance qui ne plaît jamais.
  • Les individus au pied de la lettre n’ont pas l’espoir de l’éternité.
  • Je mourrai un jour, mais je n’en ferai jamais l’expérience.
  • étrange sensation, de parler de quelque chose de si lointain, mais qui est déjà une réalité pure et active.

Licence Creative Commons
De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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