Journal Traverse - 42

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Mardi 14 août 2018

Mercredi

  • Les vrilles de novembre se répètent.
  • Le sentiment d’avoir un nom ne s’accroche nulle part.
  • Des remarques huileuses dans un bain de formole et quelques lumières froides.
  • Les minutes ont la conscience de leur hors-champs,ce que je leur envie.
  • Il n’y a rien qui puisse méjuger de nos os en silence.
  • L’énergie du vide est une violence muette.
  • Le temps n’a pas la capacité de se ranger au fond d’une corbeille trouée.
  • Des yeux de pluie pour oublier les fragments mourant dans la nuit.

Jeudi

  • Je serre les dents pour ne pas laisser sortir mes froideurs.
  • Où la conscience d’un endormissement infini se transforme en terreur.
  • Le centre du cercle est une matrice.
  • Je n’achète et ne vends rien d’autre que des âmes volantes.
  • Je ne comprends pas mon obsession pour dieu. Est-il amoureux de moi ?
  • Je ne porte pas de nom et celui des autres m’échappe.
  • Il y a des territoires où il est improbable d’être une frontière.
  • La carapace du chasseur d’os offre la promenade à des aigles.

Vendredi

  • La puissance d’un journal traverse mutant et vert.
  • Le pendant vidéo et le petit bonhomme de chemin.
  • On y enlèverait l’absence et l’obscur pour observer le bout.
  • Où l’on ne pense puis en termes de gravité, mais secousses.
  • Désamorcer les univers rouges et en construire de ronds.
  • S’habiller de peur pour n’avoir pas à creuser de sillon.
  • Les jours ne s’achètent plus, ils se gagnent.
  • Est-ce qu’on saigne un enfant vitrifié dans la tête ?

Samedi

  • Les côtés se divisent en tournant sur leur axe.
  • Ce matin, la brume est diffuse, plus plate, mais moins chantante.
  • Les couleurs de Dieu n’ont de sens que traversières.
  • Les ombres dans l’évier se changent en rumeurs.
  • Les portraits du monde ont la couleur du Mal sans majuscule.
  • Sans l’invention du temps, mes pieds se seraient même plus froids.
  • Je déteste m’envoler quand je suis aveugle.
  • La guerre des ours a commencé...

Dimanche

  • Rendez les armes après un demi sommeil pénible.
  • Se demander ce que l’on perdrait à devenir limpide.
  • Où les questions de l’écriture se confondent à l’affirmation de soi.
  • Peut-on se vanter d’être obscur ?
  • Les fêlures diable s’évasent lentement pour aérer les plaies profondes.
  • Le déluge appeler au meurtre qui appelle au calme.
  • Les murailles dans les oreilles renforcent l’erreur de Dieu.
  • Les délicatesses sous-entendues laissent tomber leurs écailles dans un bain de sang.

Lundi

  • Se demander si le droit à la résignation est une mesure légale.
  • Sortir du journal traverse et se laisser glisser vers l’ambiguïté.
  • Des pincements à la poitrine, des côtes qui s’entrechoquent sûrement.
  • Il n’y a aucune manière détournée de chevaucher l’immortalité.
  • Si Dieu n’avait pas de jambes, il aurait tranché les miennes.
  • Même si on n’y croit plus, la tempête est sourde.
  • Quelques fissures démontées sonnent comme un envers froid.
  • Le décor s’écroule, se dissèque, se démystifie.

Mardi

  • Ce que les arbres cachent, ce sont nos monuments gras et moribonds.
  • Il est de bon ton d’oublier nos vastes abandons, de nous cacher derrière nos oreillers froids et moelleux.
  • Si le navire coule avant sa mise à sac, on pourra peut-être quand même en sauver l’encre.
  • Les ours se lancent dans une bataille contre leurs propres discours. Ils ont raison.
  • L’infinie dispersion de nos couleurs a la propriété de ne pas laisser de traces.
  • Si nos cerveaux avaient tous la froideur de nos yeux, nous serions morts de soif.
  • L’habitude des démangeaisons ne doit pas faire oublier l’odeur de brûlé.
  • Je n’achèterai plus d’entités maléfiques pour mes histoires, c’est de l’escroquerie puisque je peux les créer moi-même.
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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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