Tueur en série

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La plastique de ce sac poubelle qui me sert de coéquipier me donne envie de gerber. A t-on jamais eu idée de mettre un chapeau à un balais et d’y ajouter des petits morceaux de papier tout rikikis pour faire bien, tant il est vrai qu’il faut briller en société ? La question est longue mais la réponse est tout aussi courte que la réponse est longue. Cette phrase non plus ne veut pas dire grand chose mais ça me débarrasse du début de mon sujet qui allait me mener je ne sais trop où. Ce que j’ai remarqué depuis peu, c’est cette tendance que nous avons tous, dans notre métier, à nous faufiler où l’entendement n’ose pas mettre le pied, où les mirages ont un goût de noisette et où le seigneur ne montre pas son nez tellement il a honte de son crâne chauve, bougre d’imbécile qu’il est, attention à la marche ça glisse et il y a de l’huile. Bref, et pour tenter de remettre les pieds sur terre, tout au moins le gros orteil, je vais devant vous, et sans filet vous expliquer le comment et le pourquoi de ce post, tant il est vrai que pour l’instant c’est assez difficile à suivre, même pour moi qui suis le nombril de cette affaire. Ce n’est pas trop mon genre de faire du nombrilisme... Bah, pour une fois que j’ai une chance de trouver du boulot aux Etats-Unis, je ne vais pas me priver de vous conter cette petite histoire.

Le plus étonnant fût sans aucun doute le premier appel.
— Agent Mulder ?
— Yes, qué ce c’est ? Who is à l’appareil ?

Inutile de préciser que je suis super meilleur en anglais maintenant, mais revenons à nos moutons et concentrez-vous un peu.
En fait la conversation s’est arrétée là. C’est très con. J’ai d’abord pensé à une erreur, mais le type a rappelé deux minutes après.

— Agent Mulder ?
— Yes, who is speaking, mister ?

Re-louche, parce que re-c’est tout la conversation. Bref, j’ai reçu une bonne vingtaine d’appels comme ça, autant dire que ça commençait à devenir un peu lourd. Alors quand ma copine est rentrée du boulot je lui en ai parlé. Mais elle ne comprenait pas non plus.

— Mulder... Ne me dis pas que tu nous as encore foutu sur la paille avec tes histoires de capitaine, d’igloo et je ne sais quoi.
— Non, non je t’assure, c’est terminé tout ça. Ecoute, Scully, j’en parlerai au patron demain... Allons nous coucher.

La conversation est un peu diminuée je sais, mais on a dit pas mal de trucs cochons, d’autant que j’avais mal au slip. Je vous épargne les détails.

— Ah, mon bon vieux Mulder !!
— Patron, j’ai à vous parler...J’ai reçu hier des coups de téléphone un peu inquiétants et je...
— Ha, ha, ha, ha ! La bonne blague ! C’était moi, Fox ! Joyeux anniversaire !

Je n’ai jamais trouvé mon patron aussi con. Je me suis barré en laissant ma lettre de démission sur le bureau de sa secrétaire. Il trouvera un autre moniteur d’auto-école, c’est pas ça qui manque dans le coin. Je suis allé me bouffer un bout de camembert avec du chocolat dessus. Chier.

Tout ça pour dire qu’il faudra s’attendre à mieux...

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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