Journal Traverse - 36

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Mardi 3 juillet 2018

Mercredi

  • Le truc pas clair qui se coince dans les rouages est peu de le dire.
  • En passant la tête sous l’œuf du dragon, j’ai compris sa probité.
  • J’appuie encore et toujours sur la pointe du stylo. Il survit.
  • La main est douloureuse. Mais peut-être que c’est ça, écrire.
  • La mort n’est qu’un préliminaire de l’amour avec le diable.
  • La répulsion se mange froidement dans un plat chaud.
  • Le lieu du meurtre devra être un livre inacceptable.
  • Le détachement des ombres sur fond de toile articule le souvenir.

Jeudi

  • De l’art de trouver de la joie dans la gomme.
  • Sur écrire, la vigilance des armes latentes.
  • Où l’on regarde pousser la terre entre les yeux rouges du monstre.
  • Le téléphone parle pour deux, c’est ce qui achève les murs.
  • De l’idéologie des micro-organismes : fer de lance rouillée.
  • S’il fallait croire à l’éveil, on ne cacherait pas nos ongles.
  • Le désir des masses écrase les ampoules fondantes.
  • Ne pas vivre dans l’oubli du sommeil force à la désarticulation.

Vendredi

  • Je suppose que la nuit qui ne s’étale plus a ses raisons que j’ignore.
  • La notion de transposition n’éclaire rien au-dessus d’un bord de fenêtre.
  • Les guerres sont trop sérieuses pour que je résiste à la tentation.
  • Un avion dans chaque port, c’est la fin de la marche des ours.
  • Le livre à venir s’entasse, c’est bon signe.
  • Si on ne croit pas à l’élévation, il reste l’option du recul.
  • La terminaison est probablement due au manque de neige. J’en parlerai à l’ours.
  • L’origine du monde disserte entre deux chaises.

Samedi

  • Au parc, les cellules s’amassent à la pelle.
  • On s’y enferme.
  • La délicatesse des pieds foulant les ruines rondes tend à l’irrespect.
  • Où l’on interdit aux enfants d’être hors des pages une fonction d’être.
  • L’ours grimpe dans les aigus pour y récolter une indécision.
  • Les abeilles ont échappé au tronc dévoreur en se laissant coudre les ailes.
  • L’indécence libre n’a pas à être limitée.
  • Au fond, ce sont toujours les mêmes poils qui repoussent sur des têtes différentes.

Dimanche

  • La pluie est tombée durant la nuit. Conséquence : il n’y a plus d’alarme.
  • La joue chaude des hospitaliers n’a pas leur assurance, alors on n’y croit que moyennement.
  • Il faudrait prendre une décision quant à la rupture : peut-elle être quand même douce ?
  • Jamais simple de rassurer un ours obtu.
  • Où l’optimisme est un gland de sable dans le moteur universel.
  • Ce que l’idéologie du mal a de fascinant est sa tendance au collectivisme.
  • Le noeud est l’affaire d’une trace dont la conséquence est le pied.
  • Des quatre sommets du triangle, on n’en retient que l’hypothèse traverse (d’où le).

Lundi

  • Définir le soir ne peut se faire qu’à tête reposée.
  • Les idées-joie sont comme une renaissance des détails de l’ours.
  • Il n’est pas résonnant d’affronter des bruits solides.
  • Enfant, la rotondité des mains sur le bureau a comme une couleur de chance.
  • On se pend en chansons oiseuses alors qu’il faudrait juste fermer la porte.
  • Le bras de fer avec dieu date, car il a triché.
  • La méditation passe par le gel des histoires d’ogres et de cannibalisation.
  • Mais alors, de quelle exégèse est l’ogre ? Créature surévaluée ou transformatrice de valeurs ?

Mardi

  • Les questions que l’on se pose sont parfois trop mûres pour comprendre que les ours sont têtus.
  • Il ne faut pas être ventriloque pour comprendre que les réponses que l’on donne sont tout aussi têtues.
  • Le sommeil croise ses habitants durant la mousson.
  • Oublier le ventre n’est pas un gage de bonne volonté.
  • Derrière la chatte, l’univers s’est effondré, sans réelles conséquences sur le sentiment de Dieu.
  • Les balançoires sont désaxées, l’ours pleure.
  • On refusera de jouer avec les palmes posées sur le gazon.
  • Il y a tant d’années encore à attendre qu’il vaudrait mieux les enfermer.
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