Rencontre d’un certain type

image diaspora* image facebookimage twitter

Hier soir en rentrant chez j’ai été très faiblement surpris par une rencontre à laquelle je m’attendais depuis fort longtemps. Non pas que je fasse partie des grands aigris de la vie, que j’ai tout vu, tout entendu, tout allu, tout vaincu, mais fait bien admettre que là, si on voulait me faire une surprise, ou me faire peur (en l’occurence je pencherais plutôt pour la peur, rapport à certaines animosités que j’ai remuné autour de moi ces derniers temps), c’était un peu rapé, telle la limace sur un cure-dents. Bref, après être sorti de la voiture, un premier signe. Rien. D’habitude, il se passe toujours un truc quand j’arrive chez moi, mais là, rien. Je me dirige vers ma maison, je pose mes affaires, j’allume mon bon vieux pc qui me permet aujourd’hui de vous conter toutes mes aventures les plus extraordinaires les unes que les autres, je démarre l’éditeur de textes en sélectionnant le travail en cours, c’est à dire "réflexion contradictoire à propos des contre-sens de la philosophie occidentale de la préhistoire à nos jours", ouvrage dans lequel je m’attache à expliquer à quel point les philosophes sont des cons (la difficulté ici étant surtout de retrouver des ouvrages datant de la préhistoire, ce qui contredit parfaitement la définition même de la préhistoire, alors je vous emmerde). Bref, c’est à ce moment précis que j’ai ressenti comme un picotement dans le cou, comme si je pouvais sentir le contact charnel de la lumière. Rien à voir avec la chaleur, bien au contraire, c’était un contact froid et matériel. Je me suis retourné et j’ai vu, dressé devant mes yeux accablés par la laideur des âmes qui flottent entre les murs de mon antre, Humphrey. Vous n’êtes peut-être pas sans savoir qu’Humphrey est mort il y a de cela bientôt 15 ans. Mais peut-être aurais-je l’occasion de revenir là dessus. Il ne parlais pas, son visage était presque sans contours, mais c’était bien lui, je l’aurais reconnu entre mille fantômes. A force d’en voir et d’en imaginer on finit par s’y habituer, à se prendre au jeu. Mais la communication avec l’au delà est très difficile, voire impossible tant il est vrai que les fantômes sont des cons. A part faire claquer le siège des WC et apparaître dans les coins les plus sombres de nos phobies, ils ne savent rien faire. Ce qui les amuse c’est se planter pendant des heures à jouer à la playstation, ce qui est d’autant plus ridicule qu’ils n’y comprennent rien. C’est bien pour ça d’ailleurs que je n’ai plus de télévision, j’en ai raz la bite de ces trisomiques avariés qui me réveillent en pleine nuit avec leurs cris de baleine à prout, tout ça parce qu’ils n’arrivent pas à comprendre que leur seul pouvoir de persuasion ne viendrait pas à bout des aliens chais pas quoi dans le dernier épisode ludo-crétinisant de "mickey contre les exterminateurs de truffes aliens III, le retour des truffes au chocolat". Bref, il ne faut jamais, au grand jamais, laisser un fantôme traîner près d’un recepteur de télévision, ni près d’un four à micro-ondes ( ça c’est une autre histoire, mais ça explique aussi pourquoi je n’ai pas de four à micro-ondes). Ce qui suivit ne concerne plus que Humphrey et moi-même. Je vous laisse juste une photo de lui (ce gros con a insisté pour faire mumuse avec photoshop, ce qui explique l’état déplorable de l’image).

Tout ça pour dire qu’il faudra s’attendre au pire...

Licence Creative Commons
De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Vos commentaires

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom