Journal Traverse - 25

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Vendredi 23 Mars 2018

Lundi :

  • Avant-hier
    • Avant-hier
      • Quelqu’un joue de la trompette sur le mur ouest du cimetière.
      • Le cimetière est juste un peu sourd.
      • Je réponds en chantant au moins aussi fort.
      • Mais je suis le seul à entendre. Alors je me rendors.
      • J’espère que le musicien m’écoutera mieux la prochaine fois.
    • Hier
      • Le matin étant assez froid, aucun camion ne passe.
      • Le lien entre les deux n’est pas si évident.
      • Il ne gèle pas, les camions sont libres.
      • Je refuse quand même qu’ils entrent dans la maison. Ils sont bien trop encombrants.
      • Ce soir, des mouettes se sont posés sur la table de chevet. J’ai trouvé ça rigolo.
    • Aujourd’hui
      • Il faut encore jour lorsque nos premiers voisins éloignés arrivent.
      • On pense que leur ombre ne suffira pas à recouvrir entièrement le sol, mais on laisse faire.
      • Il n’a pas apporté de trompette. Il y a eu un glissement de terrain dans les tombes.
      • Fichu cimetière un peu sourd.
      • Je me demande ce qu’il y a de vrai.
  • Hier :
    • La bouteille de vin est vide.
    • On l’avait posée à côté du seau de cendres.
    • Pour cette raison, que j’ai bien failli parler de bouteille de cendre. J’aurais du, c’était plus joli.
    • Un ours est entré dans la pièce et a dévoré le seau de cendres.
    • Cette interprétation n’est peut-être pas forcément la meilleure.
  • Aujourd’hui :
    • Je n’ai probablement pas croisé d’assassin sur le port ce matin.
    • Il ne m’a pas poursuivi.
    • Je suis rentré à la maisons sans trop d’inquiétudes.
    • On n’aura pas appris qu’une vieille dame, son chien et son canaris ont la rage.
    • Il ne faut pas crier sur un assassin sous peine de se faire mal à la gorge.
    • Le journal traverse est-il une réalité ?

Jeudi :

  • Avant-hier :
    • Encore une fois, le noir sourit. Peut-être demain.
    • De l’eau, il faut noyer celui-là.
    • Écrire longuement pour occire les batailleurs procrastinatoires.
    • Il ne neige plus car, c’était hier, c’est à dire lundi.
  • Hier :
    • Voir enfin les arbres s’épaissir en jaune.
    • Les calamites s’infiltrent dans les yeux, mais je ne dis rien (par crainte de vert).
    • Je n’y échapperai pas, les cuisines rouges m’ont dégrossi.
    • La pauvre, elle est si grosse qu’elle contient bien plus que ses propres organes.
    • Échanges au compte-goutte, sans doute.
  • Aujourd’hui :
    • Défendre l’indéfendu (mais parfaitement défendable).
    • Recontrer l’indéfendu indifférent.
    • Juste un soulèvement de rien. Un moule à dire.
    • Marginalité. Là où le portrait se construit momentanément sans les hommes mais s’achèvera dans leurs entrailles.
    • Folie tous.

Vendredi :

  • Aujourd’hui
    • Il y a une énorme flaque de boue au pied de mon lit. Je ne sais pas trop quoi en faire.
    • Je décide de l’arroser et d’attendre que quelque chose se passe.
    • La terre sèche et un tout petit arbre en sort.
    • Mes jambes tremblent, il veut me dire quelque chose mais il tremblotte, lui aussi.
    • J’ai compris que c’est à moi d’arrêter de trembler.
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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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