Signaux du désert

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Avez-vous déjà tenté d’imaginer l’univers ? Les astres insondables qui nous observent du haut de leur Oeil imperturbable, le toucher magique des feuillages de la galaxie, sont-ils à jamais condamnés à nous cacher définitivement leurs ailes de sphinx ? Levez la tête et admirez. Bien sûr, vous me direz, pour voir les étoiles il suffit d’appuyer sur le bouton, surtout le soir tant il est vrai que le soleil se couche tôt en ce moment. Epargnez-moi vos âneries et arrêtez de me faire perdre mon temps, bougez votre gros cul de grosse feignasse et allez dehors voir si j’y suis. Et vous les verrez, là. Vous ne les voyez pas. Vous êtes trop cons. Attendez qu’il fasse nuit.

La première chose que j’ai vu dans le ciel et qui restera gravée à tout jamais dans ma tête c’est ce petit doute pervers qui s’est mis à me gratter les neurones à force d’explorations de l’infini. C’est super chiant l’univers. Surtout les trous noirs. On voit rien. On peut même pas y jeter ses ordures, ce qui serait bien pratique dans ce monde sans pitié où les trains volent à marée basse et où les cacahouètiers sans scrupules avalent nos déchets dans la plus stricte intimité de leur médiocrité paternisante. Sans compter une fois de plus, et c’est peu dire, sur les devinettes fébriles qui annoncent la conclusion de mes plédoiries. Finalement, Homme, tu n’es que poussière et tu retourneras poussière. Je constate avec effroie que mon texte est d’une banalité navrante, ce qui ne m’empêchera pas, bien entendu, de vous amener au terme de ma réflexion.

Je pousserai le vice jusqu’à affirmer que les deux macchabés qui traînent dans mon salon depuis le début de la semaine sont bien les seuls espoirs qui me restent dans cette observation de la banalité. Pourtant rien de plus beau. Le crabe montrant des dents le fatalisme morne des cols roulés givre dans les quelques rires de son silence blème. Le saut des morts réchauffe la bile comme le cou gonfle sur de vagues terrains. Ne vous fiez pas aux étoiles.

Tout ça pour dire qu’il faudra s’attendre au pire...

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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