Lettre ouverte aux ribosomes des beaux jours

image diaspora* image facebookimage twitter

Pauvres fous,

En aspirant, au croisement d’une eau douce, à la vaine tranquillité d’un furoncle, n’aurions-nous pas ouvert la voie aux venelles inondées qui fondent sous nos capillarités ?

Il serait fort hasardeux de tenter d’y répondre en invoquant je ne sais quel bonhomme à la bouche en écorse d’orange, bien que la tentation soit des plus prometteuses.

Mais non, une fois n’est pas coutume, penchons, si vous le voulez bien, sur les cas des tondeurs de pelouse.

Ah ! le doux printemps, ses oiseaux qui chantent, le nez qui coule, les machins qui bourgeonnent, les cheveux blancs qui étincellent. C’est beau, me direz-vous, mais là, tout de suite, maintenant, je trouve que ça mérite une balle dans la bouche (et proprement, s’il vous plaît). Et le fol espoir du bonhomme de neige ? Deux pieds en cacahouettes, une main sur la chevillette et un volant sur le plexux solaire, voici revenue la magie de grand nord. Quel tourmant, quelle tragédie, que dis-je ? quel scandale ! Je sens déjà venir à moi les vapeurs nauséeuses de la lumière entre les mailles de chaussettes, le boulet tremblant des rivières libidineuses qui font regretter les caleçons.

Messieurs les chausseurs, bonsoir.

Licence Creative Commons
De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Vos commentaires

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom