Atelier d’hiver (1)

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Mercredi 13 décembre 2016

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le cul-de-sac près de l’entrée du village ; traverser et contourner le bourg pour l’atteindre ; l’escalier qui serpente ; et une maison minuscule tout au bout ; du château on voit le toit ; des pavés ; des vignes tout en bas ; et la rivière encore plus loin ; des champs maigres ; des virages au-dessus du vide ; déplacement d’air qui menace les piétons en chaussures de randonnée ; hésiter à longer la falaise ou longer le précipice ; retour au cul-de-sac midi et soir ; le soleil levant explorant le velux du toit presque horizontal ; la veille des pavés ; leur sommeil ; leurs creux ; leurs jointures qui supportent le feu ; la scène devant et avant le cul-de-sac ; les harmoniques balancées d’’une façade à l’autre ; ancrage du cul-de-sac et de la scène ; de nouveau la descente aux vignes mais sans les vignes ; les échos inattendus des cornemuses entre les rochers ; et des endormis au fond de leur caravane près de la rivière qui est près des vignes qui sont sous la falaise ; les flèches blanches qui mènent au moulin ; le moulin tagué ; un seul grain de sable immense au pied du moulin ; c’est un rocher ; une grand rocher plat ; plus loin la route ; ils dorment tous ; les caravanes et même la 4L ; l’autre dans son camping-car ; ils sont disséminés sur plusieurs centaines de mètres ; le joggeur renonce ; une petite cabane en bois sur le bord de la route ; la cabane qui est vide ; aller-retour sur la route de la cabane qui est vide ; pas de nuages ; quelqu’un dans la cabane qui est vide qui n’est plus vide ; trente minutes encore ; le sourire du joggeur ; le souvenir de la peur en haut des falaises ; il y a plus loin les cascades ; les arbres sur le bord de la route ; la rivière cachée par la route ; la rivière monte ; la cascade verte ; invisible et trop loin ; le joggeur renonce encore ; le village invisible aussi ; chemin balisé ; pierres et cailloux ; beaucoup de poussière ; plus de voitures ; certains se sont réveillés ; repartir après avoir fait semblant de s’arrêter ; la casquette humide et le soleil sec ; les arbres jaunes et verts et les carcasses de voitures ; vers le village en transpirant ; le souvenir de la peut en haut des falaises ; des failles entre les couches de roches ; descendre encore ; les particules ocres encrées ; le vent marron clair ; des jardins rachitiques mais verts ; quelques cailloux bleus sur la route ; enfin ; les lourdes jambes du joggeur ; le front brûlant ; monter encore ; les escaliers percent la pente ; l’amnésie de la peur en haut des falaises ; des marches ; en attendant les pavés ; la vérité des pavés ; les fantômes crient ; les fers de chevaux silencieux ; rien de tout ça avant ce soir ; le haut mât surplombant la tente loin des pavés ; des tables en bois dehors ; pas encore de feu dans les rues ; les cinquante trois minutes de la montre ; le cul-de-sac bientôt ; le souvenir de la peur en haut des falaises ; la porte vitrée entrouverte ; bientôt la mémoire des chants ; de la maison on ne voit pas le château ; l’ombre pesante du château sur les pavés ;

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