Lavoisier se ramasse à la pelle

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Encore une fois, le soleil n’a pas perdu son temps. Jamais je n’ai eu une telle sensation en lustrant les ampoules ce matin. À l’instar du grenadier qui chante des funanbuliques de prieur assassin, la moutarde finissait par me monter au nez. Pourquoi, me demanderez-vous ? La réponse est simple et peut ce résumer en deux mots, ce qui m’arrange bien parce qu’aujourd’hui je n’ai vraiment pas le cœur à gaspiller mon précieux talent à la rédaction d’une abyssale prose névrosée par les lunes dantesques de flaques en papier. Certes, il serait grand temps d’en venir à ces deux mots. Certes, le ciel se couvre, les chatons se noient, les merlans sautent de joie dans leurs boutiques à filets de pelle. Oui, à filet de pelle.

En effet, la légendaire apathie du merlan n’est plus un mystère. On ne saurait oublier la culture arboricole de ce pisciquodonte frileux, dont le labeur ferait baver plus d’un UMpiste galèrien en quête de l’ultime définition du désordre moral qui occupe les barreaux du saint empire sarkozien. Mais là n’est pas la question. Je rappelle que le fond même des océans se divise en deux clans bien distincts. D’une part la pelle à tourte, d’autre part la tourte à la pelle. Mais le rapport avec les arbres ? J’y viens, j’y viens, cessez de me couper sans arrêts, ça devient très pénible. Bref. Le merlan pond des arbres. Re-bref l’arbre pousse. Re-re-bref, il donne un fruit. Ce fruit ne peut s’épanouir qu’en tant que pelle à tourte incarnée par la tourte à la pelle. Il ne faut pas confondre les deux, sinon le merlan risque de mal le prendre, auquel cas je n’aimerais vraiment pas être à votre place.

Comment l’arbre peut-il bien s’épanouir au fond du bocal ? C’est bien simple, le merlan perd ses écailles qui, peu à peu, se transforment en feuilles. Lors des grandes processions pelletiques des pelles à tourte, le merlan ronge les branches de tourte afin d’en extraire la sève de pelle qui lui permet alors de confectionner de nouvelles écailles. Et comme les feuilles mortes se ramassent à la pelle, il est temps d’en revenir aux ampoules.

La mer séparée en deux, la pelle à tourte posée délicatement dans son pot, les gallinacés célèbrent le nouvel an poulois. L’an poule est au cœur des recherches éthologiques actuelles, mais vue l’heure, les scientifiques sont au lit et il va vous falloir faire de même.

Pour conclure, je propose d’attendre sagement le retour annuel des merlans dans les champs de pelle et ce, jusqu’au printemps prochain. Je ne vous salue pas.

Tout ça pour dire qu’il faudra s’attendre à mieux...

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De fil Mince et de Singe de Stewen Corvez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

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